Le dernier forage géothermique en Ile de France datait de plus de 20 ans… C’est tout proche du périphérique, sur les berges du bassin des Magasins Généraux, que la CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain) va réaliser son nouveau forage.
Ce chantier permettra d’alimenter en chauffage les futurs habitations, commerces et bureaux de la zone Paris Nord Est (ZAC Claude Bernard, ZAC Mac Donald, quartier Curial, au total plus de 1 million de m2). L’ eau du Dogger, à 1 800 mètres de profondeur, sera pompée à 57 °C et réinjectée dans le sous-sol à 20 °C, sous le parc de La Villette. Cela évitera la production de plus de 14 000 tonnes de CO2/an.
La CPCU utilise aujourd’hui près de 50 % d’énergie renouvelable grâce à la valorisation énergétique des déchets, ce qui représente 1,5 million de tonnes de CO2 non rejetées en région parisienne. Avec ce dernier forage géothermique, la CPCU voudrait franchir les 60 % d’énergie renouvelable en 2012. Par ailleurs, deux autres chantiers sont envisagés en Ile de France : celui d’Orly (pour alimenter l’aéroport), et celui des agglomérations nouvelles du Val Maubuée, près de Marne-la-Vallée.
Source : Challenges
Les énergies renouvelables se développent… Dans la pratique, comment alimenter un logement en énergie solaire ? Réponse en vidéo avec le cas d’une construction neuve à Draveil (Ile de France).
La première conférence Innov’Eco s’est tenue le 5 mars dernier. Cet événement est consacré au marché du bâtiment propre et économe d’Ile de France. En effet, la région Ile de France représente 15% de la consommation électrique nationale et 20% de la population.
Dans Paris même, la performance énergétique moyenne est de 247 kWh/M2/an, ce qui est plutôt bon. Néanmoins, la loi Grenelle de l’Environnement impose des normes assez sévères pour les années à venir, avec un objectif de 150 kWh/m2/an en 2020 pour une partie des logements anciens. Il reste donc beaucoup à faire, à différents niveaux : le conseil/ingénierie/bureaux d’étude, la production industrielle, l’installation et la maintenance/l’exploitation.
Evidemment, Le coût est un obstacle important à cette révolution verte. Les aides publiques seront donc bien utiles, comme le nouvel éco-prêt à taux zéro (jusqu’à 30000 euros) pour les travaux de rénovation thermique.
La prochaine conférence d’Innov’Eco se tiendra le 2 juin prochain à la Cité de l’architecture et du patrimoine, sur le thème : “L’éco-mobilité en Ile-de-France : les solutions”.
Source : GreenUnivers.
Jean-Louis Borloo et Christine Boutin l’ont annoncé hier : les prêts verts à taux 0, qui permettront de financer les travaux destinés aux économies d’énergie, seront mis en place dès le mois d’avril. Une première en Europe ! 27 millions de logements sont concernés, dont 15 millions de maisons.
Les éco-prêts seront utilisés pour réaliser des travaux de rénovations thermiques. Ils vont permettre de financer jusqu’à 30000 euros de travaux par logement dans ce domaine. Jean-Louis Borloo pense que l’objectif de 400000 rénovations par an sera dépassé.
Le demandeur de l’éco-prêt devra prévoir de réaliser un ensemble de travaux comportant au moins deux des opérations suivantes :
- l’isolation de la toiture, ou des murs extérieurs,
- le remplacement des fenêtres (ou porte-fenêtres),
- l’installation ou le remplacement d’un système de chauffage,
- l’installation d’une production d’eau chaude sanitaires ou d’un système de chauffage qui utilise une source d’énergie renouvelable.
Si deux de ces travaux sont réalisés, l’aide sera de 20 000 euros maximum. Pour trois travaux ou plus, elle pourra atteindre jusqu’à 30 000 euros.
Source : Le Figaro